Indépendant : PLCI, CPTI et pension, par où commencer ?

Pension d'indépendant trop faible ? PLCI puis CPTI : les deux enveloppes à activer, leurs plafonds 2026 et leurs avantages fiscaux.
Vous êtes indépendant et vous vous demandez ce que vous toucherez à la retraite ? La réponse est souvent inconfortable : la pension légale d'un indépendant reste généralement modeste, rarement de quoi maintenir votre niveau de vie. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des outils simples et avantageux fiscalement pour vous constituer une pension complémentaire. Deux noms reviennent sans cesse : la PLCI et la CPTI. Voici par où commencer.
La PLCI, la base pour tout indépendant
La pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI) est le premier étage, celui par lequel presque tout le monde devrait démarrer. Le principe est simple : vous versez des cotisations volontaires, transmises par votre caisse d'assurances sociales à un organisme de pension.
L'intérêt est double. Les primes sont déductibles et réduisent donc votre base imposable, et le capital se constitue à votre rythme. Le montant que vous pouvez verser est toutefois plafonné. En 2026, la prime d'une PLCI ordinaire est limitée à 8,17 % de votre revenu professionnel net imposable d'il y a trois ans, avec un maximum de 4.086,34 euros.
Si vous optez pour une PLCI dite sociale (avec un volet de solidarité qui ajoute des garanties, comme un revenu en cas d'incapacité), le plafond grimpe à 9,40 % de vos revenus, soit un maximum de 4.701,54 euros en 2026.
La CPTI, l'étage suivant sans société
Une fois votre PLCI remplie au maximum, vous pouvez aller plus loin. Si vous exercez en personne physique, sans société, la convention de pension pour travailleurs indépendants (CPTI, aussi appelée PLCIPP) est faite pour vous. Elle s'adresse précisément aux indépendants qui travaillent sans société.
Côté fiscalité, les versements dans une CPTI donnent droit à une réduction d'impôt de 30 % des montants payés. À la sortie, lors de la liquidation à l'âge légal de la pension, le capital est taxé à un taux de 10 %, un niveau très raisonnable au regard de l'avantage obtenu pendant toutes les années de versement.
Par où commencer, concrètement
Trois questions guident le bon ordre :
- Ai-je déjà une PLCI ? Si non, c'est le point de départ, presque toujours prioritaire. - Est-ce que je la remplis au maximum ? Le plafond dépend de vos revenus d'il y a trois ans, il vaut la peine de le recalculer chaque année. - Puis-je aller plus loin ? Si votre PLCI est déjà au plafond et que vous travaillez sans société, la CPTI ouvre une capacité d'épargne supplémentaire avec un avantage fiscal réel.
Le montant idéal n'est pas le même pour un jeune indépendant qui démarre et pour un profil établi à quelques années de la retraite. C'est un arbitrage entre votre capacité d'épargne d'aujourd'hui et le confort de demain.
Ne restez pas seul face aux plafonds
Les plafonds changent chaque année, les formules diffèrent d'un assureur à l'autre, et l'ordre dans lequel vous remplissez ces enveloppes a un vrai impact. Chez Coficré, courtier indépendant depuis 1995, nous comparons les solutions de plusieurs compagnies et calculons avec vous le montant qui optimise votre pension et votre fiscalité, en toute clarté et avec une réponse sous 48 heures. Prenez contact pour faire le point sur votre pension.